RLR Sailor Moon

Tout a commencé en juillet 2014, quand nous sommes venus te voir pour la première fois, tu avais à peine 2 semaines. Tu t’es endormie dans la manche de David et on a su que c’était toi qui allais vivre avec nous. Sur le chemin du retour, nous réfléchissions à un nom. Et puis il y a eu cette voiture sur l’autoroute qui tirait une remorque avec un bateau. La voiture allait beaucoup trop vite et le bateau a commencé à tanguer dangereusement. Nous avons dépassé cette voiture et dans le rétroviseur nous avons vu l’accident… ça aurait pu être nous. De là est né ton nom, Sailor Moon.
4 semaines plus tard tu es arrivée à la maison. Tu étais une minuscule pile électrique. Tu t’es vite acclimatée et tu es devenue insupportable. Des bêtises plein la tête, un savon sur pattes.
Puis quelques mois plus tard, tes 14 incroyables bébés sont nés. Tiki et Mini-caque sont restés ici, et c’était le plus beau cadeau que tu pouvais nous faire. L’année qui a suivi, tu étais assez distante avec nous et surtout indépendante. Tu vivais ta vie et on l’a accepté. Et tu es devenu un gros tas de 500g.
Depuis quelques mois, ton caractère a complétement changé. Tu es devenue proche de nous, câline, tu faisais du sport, tu étais vraiment fit avec tes 450g. Tu étais… parfaite. On s’est beaucoup moqué de toi, avec ton air un peu bêbête et tes grands yeux.
Tout comme Mak’, tu sortais rarement quand je donnais libre-accès au canapé. Tu attendais qu’on rentre tout le monde pour qu’on t’ait rien qu’à nous. Ces derniers temps tu venais souvent te blottir contre nous en creucreutant, nous faisais des léchouilles, cherchais le contact. On s’est énormément attaché à toi.
Hier soir, Tiki était très bizarre avec nous, on s’est dit qu’elle avait encore vu un fantôme. On a rentré tout le monde après la sortie quotidienne, et on ne t’a pas trouvée dans le hamac tunnel. Ni dans les autres hamacs, ni dans les spoutniks.
Tu étais allongée sur le ventre dans le chanvre, les yeux clos, tout en bas de la royal, un endroit où tu n’es jamais d’habitude. Froide. Morte. C’était un véritable choc pour nous. Tu n’as jamais eu de problème de santé, pas même un rhume, tu pétais le feu depuis le début. De l’incompréhension, de la culpabilité, un sentiment d’injustice. Et beaucoup de tristesse.
Nous sommes tellement tristes de ne pas avoir pu t’accompagner dans tes derniers moments.
J’ai amené ton petit corps chez le vétérinaire ce matin, peut-être que j’aurai alors la réponse à mes 1000 questions…
Tes grands yeux vont nous manquer. Les papouilles sur ton ventre et ton regard un peu stupide à chaque fois qu’on te parlait. Ta mollesse légendaire. Pardonne-nous Moumoon’s.
On espère que tu n’as pas souffert et que tu as trouvé le chemin de la liberté. On t’aimera à jamais.






































